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Arnaud Dumouch
Cours de théologie catholique

Débat théologique avec les autres religions

 

 

Une série d’interventions catholiques pour présenter aux autres religions, dans l’esprit de dialogue demandé par Vatican II, la foi catholique.

 

Ces cours sont gratuitement accessibles ici en vidéos. Si vous désirez les obtenir en MP3 (audio), écrire à a.dumouch@hotmail.com.

 

PREMIÈRE PARTIE
 
DIALOGUE ŒCUMÉNIQUE AVEC LES AUTRES CHRÉTIENS

Débat avec les Protestants

Leçon 1 — Doit-on s’excommunier ou accepter de se parler ? (16 mn)
Les excommunications haineuses du passé. La démarche initiée par Vatican II. Est-ce une démarche scripturaire ?
La position des évangéliques : rebaptême des catholiques et des orthodoxes et identification de ces Eglises à la grande Prostituée (Ap 17, 19). Citations de l’Ecriture pour s’opposer à cela : Marc 9, 38 et Philippiens 1, 18.
L’œcuménisme consiste à s’aimer mutuellement, tout en gardant sa foi et en aspirant à comprendre la foi de l’autre.

Leçon 2 — Sola Scriptura ? L’Ecriture seule est-elle témoin de la foi ? (17 mn)
La position protestante : tout ce qui n’est pas dans l’Ecriture est ajout et trahison de la tradition humaine. Citations de l’Ecriture : Mt 15, 3 ; Ap 22, 18.
La position orthodoxe : La Tradition apostolique est avant l’Ecriture puisqu’elle l’a produite. Citations de l’Ecriture : Jn 14, 26 ; Jn 16, 13.
La position catholique : Le charisme du successeur, promis par Jésus, de Pierre permet, indépendamment de la foi ou de la charité de Pierre et de ses successeurs, de trancher entre tradition et Tradition. Citations de l’Ecriture : Luc 22, 32.

Leçon 3 — Sola fide ? La foi seule est-elle source du salut ? (12 mn)
La position protestante : la foi seule suffit au salut. Citations de l’Ecriture : Rm 3, 22.
La position orthodoxe et catholique : La foi vivante, c’est-à-dire la charité, est le salut. La foi sauve en ce sens que, sans elle, la charité ne peut exister. Citations de l’Ecriture : 1 Co 13, 1 ; Jc 2, 19.

Leçon 4 — Le Christ est-il le seul médiateur ? (9 mn)
La position protestante : Oui car il est Dieu et homme. Mais il restera le seul à jamais, car l’homme est à jamais détruit par le péché originel. Citations de l’Ecriture : Mt 23, 9.
La position orthodoxe et catholique : Oui et son unique médiation crée des médiateurs. Principe de subsidiarité. Citations de l’Ecriture : Ex 19, 6 ; Jn 14, 13.

Leçon 5 — Faut-il vénérer la mère de Jésus ? (12 mn)
La position protestante : Ce n’est pas dans l’Ecriture et, au contraire, l’Ecriture est sévère pour Marie : Jean 2, 4 ; Mt 12, 48 : « Qui est ma mère ? »
La position orthodoxe et catholique : Le testament du Christ à la croix sur Marie est Parole de Dieu (Jn 19, 26) et non parole humaine. La Tradition des apôtres l’a toujours affirmé, en Orient comme en Occident.
Marie et Jésus unis sont « image de Dieu » et réalisent Gn 1, 27 : « Homme et femme il les fit, à son image il les fit. »

Leçon 6 — Peut-on prier la Vierge Marie et les saints ? (28 mn)
La position protestante : Jésus seul médiateur, et son fondement dans l’Ecriture.
La position orthodoxe et catholique : Le seul médiateur crée des médiateurs, un Royaume de prêtre. Le rôle unique de Marie, nouvelle Eve, mère des vivants par la grâce.

Leçon 7 — La mère de Jésus est-elle toujours vierge ? (26 mn)
La position protestante : Ce n’est pas possible : des textes de l’Ecriture la présentent comme pécheresse et parlent des 4 frères et de la sœur de Jésus.
La position orthodoxe et catholique : Les frères de Jésus ont une mère nommée par l’Ecriture et qui n’est pas la vierge Marie ;
Ce qui est en jeu dans ces deux positions : une théologie fondamentale différente. Les inconvénients de la « sola Scriptura » de Luther.

Leçon 8 — Marie est-elle la mère de Dieu (Concile d’Ephèse) (22 mn)
La position protestante : Oui, elle l’est mais ce titre est pastoralement malvenu car il semble « diviniser sa mère ».
La position orthodoxe et catholique : Marie n’est pas mère de la nature divine du Verbe mais dans la naissance terrestre du Verbe incarné. Et ce titre correspond aussi à l’âme de Marie qui n’est pas seulement une génitrice biologique.

Leçon 9 — Marie est-elle Immaculée Conception et est-elle montée au Ciel ? (30 mn)
Cette vidéo permet de bien distinguer les théologies fondamentales de ces trois confessions chrétiennes.
La position protestante : Ce n’est pas dans l’Ecriture.
La position orthodoxe : La Tradition apostolique (livre de la Dormition de Marie) parle de la Dormition et assomption de Marie.
La position catholique : Ce sont deux dogmes (Pie IX et Pie XII). Jean-Paul II penche plutôt vers la tradition première : mort puis résurrection de la Vierge Marie.
Le sens théologique de cette assomption et de cette glorification, image de notre avenir : nous serons un royaume de prêtres.

Leçon 10 — Y a-t-il un sacerdoce ministériel ? (25 mn)
La position protestante : Luther : Seul le Christ est prêtre. Pas de sacerdoce. Les protestants épiscopaliens : acceptation de deux sacerdoces.
La position orthodoxe et catholique : Seul le Christ est prêtre mais son œuvre de rédemption fait de tous les chrétiens des prêtres.
Le sacerdoce royal de la charité est éternel. Il appartient aussi aux anges.
Jésus institue pour le temps de cette terre un sacerdoce ministériel passager dans son exercice.
Au Ciel, seul le sacerdoce royal des saints subsistera.

Leçon 11 — Peut-on représenter Dieu et les saints ? (24 mn)
La position protestante : Elle s’appuie très souvent sur le texte des 10 commandements de Moïse (Exode 20, 4).
La position orthodoxe et catholique : Le 7° Concile œcuménique (Nicée 2) et la condamnation des iconoclastes.
La différence de vision spirituelle des images de Jésus (qui est Dieu) et les images des saints et des anges (les amis de Dieu). Distinguer adorer (latrie) et honorer (dulie).

Leçon 12 — Doit-on baptiser les bébés ? (17 mn)
La position protestante : Luther accepte le baptême des enfants à cause de Marc 10, 14, mais pas les Baptistes.
La pastorale orthodoxe : C’est une Pastorale qui donne tout aux bébés (y compris la communion) puis les en prive jusqu’à l’âge de raison.
La pastorale latine : baptême des bébés, communion des enfants, confirmation des adolescents volontaires.

Leçon 13 — Les sacrements dans les confessions chrétiennes (43 mn)
La position protestante : Deux sacrements seulement : Baptême et eucharistie. Ils signifient la grâce invisible.
La position orthodoxe et catholique : Sept sacrements (confirmation, mariage, Ordre, pénitence et onction des malades). Ils signifient et réalisent la grâce invisible.
D’où vient cette différence et la théologie fondamentale sous-jacente.

Leçon 14 — Le purgatoire existe-t-il ? (43 mn)
La position protestante : C’est une invention catholique du Moyen âge. Le purgatoire ne peut exister puisque le saut se fait du fait de la foi seule.
La position orthodoxe : Des débats entre les saints Docteurs. Pas de position déterminée puisque ces sujets sont discutés après la rupture de 1054 et la disparition du Magistère.
La position catholique : Le purgatoire qui suit le jugement dernier est un dogme depuis la Constitution « Benedictus Deus » de Benoît XII. C’est aussi un enseignement explicite de l’Ecriture, datant de l’Ancien Testament (2 Mac 12, 39 ss) et confirmé par le Nouveau Testament. Cette position catholique est logique avec son idée d’un salut par la charité réciproque entre Dieu et l’âme, où l’épouse (l’âme) se prépare et est préparée.

Leçon 15 — La querelle des indulgences (23 mn)
L’historique de cette controverse : La vente des indulgences par des papes de la Renaissance (le péché de simonie).
La position protestante : Elle est fondée sur ce dogme central « La foi seule suffit au salut ». Les indulgences sont donc inutiles.
La position catholique : Elle est fondée sur ce dogme central « La charité vécue dans une alliance réciproque est le salut ». Les textes de l’Ecriture qui fondent le désir du pécheur de réparer jusqu’au bout, par amour, pour le mal qu’il a fait.

Leçon 16 — Y a-t-il une prédestination à l’enfer (Calvin) (26 mn)
La pensée de Martin Luther : La foi est un don de Dieu et qu’elle sauve seule.
La pensée de Jean Calvin : Puisque la foi est un don de Dieu et qu’elle sauve seule, certains sont prédestinés à se perdre : « Romains 9, 18 Ainsi donc Dieu fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut ».
La position catholique depuis Vatican II : « Gaudium et Spes 22, 5 : Dieu propose ra à tous son salut par un moyen connu de lui ». Le moyen possible d’après le pape Benoît XVI (Spe Salvi, 47) : « La venue du Christ glorieux dans le passage de la mort ».

Débat avec les Orthodoxes

Leçon 17 — La cause de la rupture : l’orgueil et de goût du pouvoir (27 mn)
Toutes les ruptures dans les religions ont eu comme cause première non un différend théologique, mais l’attitude d’arrogance dans et sa cristallisation dans le débat théologique. Alors Dieu permet la division.
En 2000, le pape Jean-Paul II a fait l’examen de conscience catholique sur ce point.
Faut-il l’unité ? Oui, c’est souhaitable, mais pas au prix du retour à l’orgueil.
Analogie avec la division du peuple Hébreux sous Salomon.

Leçon 18 — La question du filioque (22 mn)
Cet ajout au Credo de Nicée-Constantinople fut une des causes de la rupture. Pourtant le pape Léon III, par délicatesse pour le rôle du Concile, ne voulut pas l’ajouter par sa propre autorité.
La position orthodoxe : « Le Saint Esprit procède du Père par le Fils.
La position catholique : Le Saint Esprit procède du Père et du fils. Débat théologique.

Leçon 19 — L’Eglise est-elle fondée sur Pierre ? (47 mn)
La position protestante : L’Eglise est fondée sur la foi de Pierre au Christ, et non sur Pierre.
La position orthodoxe : Depuis la rupture (1054), Pierre a une primauté d’honneur. Le refus du Magistère infaillible doctrinal.
La position catholique : L’Eglise est fondée sur le Christ et Pierre est son « vicaire », le temps de son retour. La fonction de Pierre est de trois ordres : Prêtre, Magistère (seule fonction protégée charismatiquement de manière infaillible) et pasteur (fonction dirigée par le Christ, parfois malgré Pierre (voir Jean 21, 18).

Débat avec la FSSPX (Monseigneur Lefebvre)

Leçon 20 — Doit-on dialoguer avec les catholiques intégristes ? (30 mn)
L’Eglise (Nostra Aetate) appelle au dialogue et à la charité envers les plus éloignés des religions (bouddhisme, hindouisme) et il faudrait se montrer intransigeant et dur avec les catholiques intégristes ?
L’exemple de Benoît XVI et le commandement de Jésus : « Peut-on aimer celui qui est lointain si on ne commence pas par aimer le frère qui est près de soi ? » Quelques anecdotes sur ce comportement habituel des catholiques.

Leçon 21 — Réponse au sermon de l’Abbé Michel Koller (35 mn)
Le 12 juin 2012, suite à la perspective de la signature du retour à l’unité catholique de la FSSPX (Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, de Mgr Marcel Lefebvre), l’abbé Michel Koller a fait un sermon de 35 minutes pour dire : « Ce sera sans moi ».
Ses blocages principaux sont théologiques : les réunions inter-religieuses d’Assise, le dialogue inter-religieux, la nouvelle doctrine de la royauté du Christ issue de Vatican II.
Pourquoi le Concile Vatican II est vraiment dans la continuité de tous les autres Conciles.
Cette vidéo est une réponse théologique de 35 minutes par un théologien conciliaire, Arnaud Dumouch
a.dumouch@hotmail.com.

Leçon 22 — Réponse à la causerie de l’Abbé Hervé Belmont (48 mn)
Le 26 juin 2012, l’Abbé Hervé Belmont a donné une causerie d’une heure trente à Saint-Maixant sur le processus de réunification entre Rome et la FSSPX (Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, de Mgr Marcel Lefebvre) : « Les catholiques de tradition à la croisée des chemins ». Il y a manifesté son ouverture et ses doutes profonds, d’abord théologiques.
Cette vidéo est une réponse théologique par un théologien conciliaire
Introduction : les remarques et les doutes principaux de l’Abbé Belmont sur Vatican II.
1° Quelques réponses théologiques sur la foi définie durant le saint Concile Vatican II.
2° Ce qui sera probablement demandé à la FSSPX en vue de l’unité au plan doctrinal, pastoral et liturgique.
Conclusion : « Le signe de Pierre » donné au plan eschatologique par la FSSPX depuis Vatican II.

Leçon 23a — Sur la réunion inter-religieuse d’Assise : ce qui est en jeu (15 mn)
Que penser de la réunion d’Assise organisée par le pape Benoît XVI en octobre 2011 à la suite des réunions du pape Jean-Paul II.
Ce qui est en jeu :
- Les semences de l’Esprit Saint présentes dans ces religions.
- La prière pour la paix spirituelle face à un monde de plus en plus matérialiste.
- L’annonce eschatologique de la lutte finale du dernier Antéchrist contre « tout ce qui porte le nom de Dieu » (Voir 2 Thess 2)

Leçon 23b — Les deux royautés du Christ (47 mn)
- La royauté politique qu’il a toujours refusée : « Jean 6, 15 Alors Jésus, se rendant compte qu’ils allaient venir s’emparer de lui pour le faire roi, s’enfuit à nouveau dans la montagne, tout seul. ».
- La Royauté mystique sur les âmes qu’il a toujours revendiquée : « Jean 18, 36 Jésus répondit : “Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n’est pas d’ici.” Pilate lui dit : “Donc tu es roi?” Jésus répondit : “Tu le dis : je suis roi. Je ne suis né, et je ne suis venu dans le monde, que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.” ».
Le sommet de la royauté du Christ : L’attraction qu’il exerce en montrant son humilité et son amour sur la croix : « Jean 12, 32 et moi, une fois élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi. ».
Les conséquences de ce débat dans l’Église actuelle : Vatican II opte résolument pour suivre le Christ dans sa Royauté mystique.

Débat avec les confessions chrétiennes séparées

Leçon 23c — Les mormons sont-ils des chrétiens ? ( mn)
Pourquoi il est du devoir des catholiques de dialoguer avec eux bien qu’ils considèrent les catholiques comme l’Eglise de Satan. La preuve par deux textes des Ecritures.

Leçon 23d — Les témoins de Jéhovah sont-ils des chrétiens ? (55 mn)
Pourquoi il est du devoir des catholiques de dialoguer avec eux bien qu’ils considèrent les catholiques comme l’Eglise de Satan. La preuve par deux textes des Ecritures (Luc 9, 49 et Ph 1, 16).
La foi des témoins de Jéhovah 1° Leur théologie fondamentale et son impossibilité (Sola scriptura) ; 2° Dieu ; 3° L’âme ; 4° La morale; 5° L’eschatologie.
Avis d’un catholique sur le courage des témoins de Jéhovah et sur leur théologie fondamentaliste.

DEUXIÈME PARTIE
 
DIALOGUE AVEC LES JUIFS

Leçon 24 — Doit-on observer la loi de Moïse ? (31 mn)
La position de tous les chrétiens est ici identique car elle est fixée par l’Ecriture dans les Actes des Apôtres (Concile de Jérusalem).
Distinguer 4 aspects dans la Loi de Moïse et dans les prophètes :
1° Les prophéties qui annoncent le Christ : Tout ce qui annonce le Messie à venir est accompli. Par contre tout ce qui annonce son retour dans la gloire est attendu.
2° Les préceptes cérémoniels : Tous les préceptes cérémoniels charnels qui sont accomplis dans leur sens spirituel ne doivent plus être observé que spirituellement. Exemples : circoncision et interdits alimentaires. Que penser du texte des Actes 15, 28.
3° Les préceptes judiciaires : Toutes les Lois adaptées à un peuple de jadis sont remplacées, y compris chez les Juifs, par des lois plus mûres et plus justes.
4° Les préceptes moraux : Distinguer dans les 10 commandements l’aspect cérémoniel périmé (interdit des images) de l’aspect moral (tu ne tueras pas) toujours valable. Gal 5, 14 « Car une seule formule contient toute la Loi en sa plénitude : Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Leçon 25 — Peut-on fêter le Sabbat des Juifs ? (17 mn)
L’origine du Sabbat : la fête de la création par Dieu.
Fêter la création le samedi s’oppose-t-il à fêter la recréation par la grâce le dimanche ?

Leçon 26 — La mission prophétique du peuple Juif est-elle finie ? (50 mn)
La position protestante en avance sur ce thème grâce à son expérience de la lecture de la Bible.
La théologie de la substitution et sa part d’erreur et de vérité.
La mission d’Israël jusqu’à la fin du monde (Voir épître aux Romains 11) : Prophète de l’esprit par son histoire charnelle, politique.

TROISIÈME PARTIE
 
DIALOGUE AVEC LES MUSULMANS

Leçon 27 — Mohamed est-il prophète pour les chrétiens ? (41 mn)
Il s’agit d’une question de théologie fondamentale.
La position musulmane : Les autres prophètes (Bible et évangiles) sont de vrais prophètes mais leurs dires ont été falsifiés. Mohamed est le sceau des prophètes car la Parole de Dieu lui a été dictée mot à mot.
La position chrétienne : Mohamed ne peut être prophète car il nie la divinité de Jésus et la possibilité de la vertu théologale de charité.
L’origine de l’islam est humaine, mais est prophétisée et bénie par Dieu sous l’image d’Ismaël (Gen 17 20).

Leçon 28 — Les Musulmans et les chrétiens ont-ils le même Dieu ? (32 mn)
La position musulmane : C’est bien le Dieu unique qui a parlé dans la Bible et les Evangiles mais pas la même religion : Dieu ne peut être aimé que comme un serviteur aime son maître.
La position catholique, par son Magistère (Nostra Aetate confirmé par les papes) : Allah est bien le Dieu unique mais l’islam pas la même religion : il ne peut être aimé que comme un serviteur aime son maître.
La position du catholicisme intégriste et des Evangéliques : Allah est Satan car (1 Jean 2, 22) : « Le voilà l’Antichrist ! Il nie le Père et le Fils ». Réponse catholique à cette opinion.

Leçon 29 — Les Ecritures Juives et chrétiennes sont-elles falsifiées ? (38 mn)
Il s’agit d’une question de théologie fondamentale.
La position musulmane : Trop de contradictions dans les Ecritures Juives et chrétiennes or le Coran éternel est la seule Révélation. De plus, les prophètes y sont pécheurs donc déshonorés. Jamais En outre, Dieu n’aurait laissé son Messie mourir sur la croix. C’est Ismaël, ancêtre des musulmans, qui a été Immolé et non Isaac.
La position Juive et chrétienne : La Bible est l’histoire d’une Révélation PROGRESSIVE et non un Coran éternel qui tombe, toujours identique à lui-même. D’où les ignorances de Moïse par rapport aux frères Maccabées ou à Jésus. De plus, Dieu prend les prophètes parmi les hommes et leurs péchés eux-mêmes sont prophéties pour Révéler la manière dont Dieu les sauve. Jésus est pour les chrétiens le Verbe fait chair, donc la plénitude de la Révélation, qui doit être manifestée glorieusement à son retour.

Leçon 30 — Est-ce l’islam la religion de toujours (depuis Adam à Jésus) ? (46 mn)
Il s’agit d’une question de théologie fondamentale.
La position musulmane : Le Coran est éternel : Dieu ne changera pas car il est Dieu. Etant Grand, il ne peut vouloir qu’une relation avec d’humbles serviteurs.
La position catholique et orthodoxe : Dieu veut une alliance d’amour et ce depuis Adam et Eve. Cependant, suite au péché originel, il reconstruit cette alliance peu à peu, dans une démarche de progrès, puis de perfection (NT), qui s’accomplira pour tous ceux qui le voudront lors du retour du Christ.
La position Protestante : Pas de relation d’épouse collaboratrice de Dieu, mais une relation d’enfant à son Père, à cause des ravages définitifs du péché originel.

Leçon 31 — Est-ce que les prophètes de jadis ont péché ? (31 mn)
La position musulmane : Seuls Jésus et Marie sont sans péchés. Mohamed est certes pécheur mais a une vie qui peut servir de modèle. Deux visions de Mohamed : Celle qui veut qu’on ne le représente pas, car seul le Coran compte ; Celle Majoritaire, qui en fait un modèle de vie.
La position chrétienne : Les prophètes de l’Ancien Testament furent tous pécheurs et Jésus a parmi ses ancêtres David qui fut adultère et criminel.
Mohamed fut-il pécheur ? Les huit femmes de Mohamed. Aïcha. Ses violences vers la fin : Il ressemble à Salomon et c’est important. Différence entre les musulmans et les mahométans.

Leçon 32 — La polygamie et la répudiation sont-elles autorisées par Dieu ? (31 mn)
La position Juive : Pas d’interdiction de la polygamie par Moïse et une autorisation de la répudiation (Dt 24, 1). Interdiction par Malachie 2, 13 : « C’est que Yahvé est témoin entre toi et la femme de ta jeunesse que tu as trahie, bien qu’elle fût ta compagne et la femme de ton alliance. N’a-t-il pas fait un seul être, qui a chair et souffle de vie? Et cet être unique. Car je hais la répudiation, dit Yahvé le Dieu d’Israël. »
La position chrétienne : Exprimée par le Christ en Mt 5, 31. Il rappelle et sanctifie la volonté de Dieu dès Adam et Eve. Objection musulmane : La parabole des vierges folles (Matthieu 25, 6).
La position musulmane : 4 épouses, pas une de plus : « Si vous craignez d’être injustes pour les orphelins, épousez des femmes qui vous plaisent. Ayez-en deux, trois ou quatre, mais si vous craignez d’être injustes, une seule ou bien des esclaves de peur d’être injustes. » (sourate 4 verset 3). La question des concubines de guerre. La révolte des femmes face à la charia 

Leçon 33 — La lapidation des adultères est-elle autorisée par Dieu ? (32 mn)
La position Juive : La Loi de Moïse exige la lapidation des adultères, hommes et femmes, mais avec des preuves du péché. Le cas
de saint Joseph et de Marie (Mt 1, 19).
La position chrétienne : L’interdiction de la lapidation en Jean 8, 7 : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ! ». Objection musulmane à ce texte.
La position musulmane : Des règles peu précises, canoniques. Voit Tariq Ramadan

Leçon 34 — Doit-on être circoncis ? (28 mn)
La position musulmane : C’est un commandement de Dieu à Abraham, pour signifier l’Alliance. Et Abraham circoncis Ismaël. Pourquoi pas le reste des coutumes des Juifs ?
La position chrétienne : elle est établie par le concile de Jérusalem dans les Actes des Apôtres et par saint Paul dans ses lettres : « Galates 5, 2 C’est moi, Paul, qui vous le dis : si vous vous faites circoncire, le Christ ne vous servira de rien. De nouveau je l’atteste à tout homme qui se fait circoncire : il est tenu à l’observance intégrale de la Loi. En effet, dans le Christ Jésus ni circoncision ni incirconcision ne comptent, mais seulement la foi opérant par la charité. »

Leçon 35 — Peut-on manger du porc ? (28 mn)
La position Juive : La Loi de Moïse et les centaines d’interdits.
La position musulmane : Fidélité à la Loi de Dieu, avec ses commandements matériels et spirituels.
La position chrétienne : « Marc 7, 19 ainsi Jésus déclarait purs tous les aliments ». Et parce que l’Eglise du début ne comprend pas, Jésus le lui impose : « Actes 11, 6 Je regardais et je vis dans cette nappe qui descendait du ciel les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles ainsi que les oiseaux du ciel. J’entendis alors une voix me dire : Allons, Pierre, immole et mange’’ ».

Leçon 36 — Doit-on porter le voile ? (23 mn)
La position Juive : La Loi de Moïse ne légifère pas sur le voile mais c’est devenu une coutume bien avant le temps de Jésus.
La position chrétienne : Un texte extrêmement directif de saint Paul (1 Co 11, 3) et pourtant interprété comme une simple coutume circonstancielle par l’Eglise.
La position musulmane : Quelques textes très flous (Sourate 24, 31) et pourtant interprétés comme important par l’islam :

Leçon 37 — L’islamisme politique est-il l’islam ? (59 mn)
La position musulmane : L’islam est un tout à la fois civilisation, code moral et religion du sens de la vie. Une hésitation actuelle venant d’une civilisation en crise. Trois interprétations de l’islam fondées sur l’eschatologie.
La position catholique et le discours de Benoît XVI à Ratisbonne : L’islamisme est une tentation de rupture entre foi et raison. Les religions sont tentées dans ce qui fait leur ADN natif et qui peut être poussé à l’extrême : Liberté devenue folle au nom d’un Dieu « amour »chez les chrétiens, violence au nom du zèle pour l’honneur de Dieu chez les musulmans.
L’origine de l’islam dans une perspective catholique.

Leçon 38 — Le soufisme est-il un christianisme ? (40 mn)
La position soufie : Le soufisme est un islam. Il ne croit pas en la divinité du Christ et se soumet à Dieu comme son serviteur.
Le regard catholique sur le soufisme : Sa mystique en trois étapes, fondée sur la soumission à Dieu mais conduisant à une relation intime avec Dieu, avec des épousailles mystiques, ressemble fort au mystère chrétien de la charité. Son cheminement rappelle les étapes de sainte Thérèse d’Avila dans son « Château intérieur ».

QUATRIÈME PARTIE
 
DIALOGUE AVEC LES BOUDDHISTES ET LES HINDOUISTES

Leçon 39 — La nouvelle attitude de l’Eglise catholique face au bouddhisme et à l’hindouisme ? (36 mn)
La position Pastorale d’avant Vatican II : On s’attache à manifester d’abord l’erreur de l’autre religion (attitude théologique). La pastorale est celle de la méfiance et rupture.
La position actuelle : Le regard théologique regarde certes l’erreur (continuité) mais aussi les semences de la vérité qui prépare au salut par le Christ. C’est aussi une nouvelle attitude pastorale (un comportement pratique d’intérêt et de charité).
Cette attitude est-elle visible en Jésus ? Oui, et avec les mêmes étapes. La venue des Mages à Noël (Mt 2, 1). Le refus apostolique de Jésus de parler aux non-juifs (Mt 15, 24). Enfin, sa parole atteignant des sommets de profondeurs aux non-juifs (Jean 12, 20).
Objections à Nostra Aetate.

Leçon 40 — Peut-on être bouddhiste et chrétien en même temps ? (28 mn)
La position hindouiste et bouddhiste : On le peut. Rappel de la base de ces sagesses/religions.
La tentative New Age des années 70. Elle est tombée dans une forme de religiosité hédoniste.
La position chrétienne : C’est impossible. Distinguer cependant l’aspect théologique et certaines techniques corporelles.

Leçon 41 — Peut-on être chrétien et croire en la réincarnation ? (33 mn)
La position hindouiste et bouddhiste : la réincarnation et le Karma : une doctrine non personnaliste.
Les objections du New Age et la réincarnation positive. Le texte sur « Naître d’en haut » : Jean 3, 1.
La position catholique : Pas de réincarnation mais le purgatoire, qui est une purification interpersonnelle (relation avec le Christ).

Leçon 42 — Peut-on être chrétien et pratiquer le Yoga ? (23 mn)
La position hindouiste et bouddhiste : les techniques du yoga.
La position chrétienne : Les yogas corporels ne doivent pas être confondus avec la prière, de même que le vide mental n’est pas la Présence de Dieu. Différence du rabâchage des mantras et du chapelet, de la prière de Jésus.

CINQUIÈME PARTIE
 
DIALOGUE AVEC LES ANCIENNES RELIGIONS

Leçon 43 — Peut-on élargir la pensée de Nostra Aetate aux religions primitives ? (21 mn)
La Bible en est l’exemple le plus frappant avec la religion de Moïse qui peut être considérée comme un Antichristianisme selon CEC 676. Et pourtant Moïse est sauvé. Comment est-ce possible ?
La question du purgatoire.
De même, la Bible montre de nombreuses étapes de la religion, du plus primitif au plus spirituel.

Leçon 44 — L’animisme porte-t-il en lui des semences de la vérité ? (33 mn)
L’origine ancienne de l’animisme. Sa part de monothéisme. Noé en est l’image.
La position des intégristes catholiques et des Evangéliques : Ne rien avoir à faire avec le diable. Position de Moïse
La position catholique : L’hésitation de jadis entre la destruction des restes d’animismes considérés comme liés à la sorcellerie, et le « baptême » de ces anciennes religion (culte des saints, prière pour les morts). La position Protestante beaucoup plus dure et sa cause. La pastorale actuelle de l’Eglise (Vatican II) : Regard sur les points positifs et annonce paisible de l’Evangile.

Leçon 45 — Les religions solaires portent-elles des semences de la vérité ? (29 mn)
Deux types de religions solaires : Distinguer le monothéisme d’Aton et les cultes solaires du néolithique. L’origine des cultes solaires barbares et des sacrifices humains qui les accompagne.
La position des intégristes catholiques et des Evangéliques : Ne rien avoir à faire avec le diable. Position de Moïse
La position catholique : Discerner les choses. L’interdiction des sacrifices humains. La délivrance par l’annonce de l’Evangile, mais le regard sur ce qui était positif dans ces cultes (voir Vatican II et Nostra Aetate).

Leçon 46 — Les paganismes polythéistes portent-ils des semences de la vérité ? (32 mn)
L’origine des paganismes et du polythéisme des mythes : La période de stabilisation de l’agriculture/élevage (âge du bronze et âge du fer). Les prêtres ont du temps. Ils réfléchissent et notent les histoires produites par l’imagination humaine.
La position des intégristes catholiques et des Evangéliques : Ne rien avoir à faire avec le Diable. Position de Moïse
La position catholique : Voir le discours de Vatican II et Nostra Aetate, en particulier sur l’hindouisme.

SIXIÈME PARTIE
 
DIALOGUE AVEC LES NOUVELLES RELIGIONS

Leçon 47 — Peut-on être spirite et catholique ? (45 mn)
L’origine du spiritisme. La théologie du spiritisme par Alan Kardec et Victor Hugo.
Les pertes en ligne du spiritisme à cause de leur manque de repère sur la vision béatifique et leur foi en la réincarnation.

Leçon 48 — Peut-on être catholique et Franc-Maçon ? (31 mn)
Rappel de la position de l’Église.
Les libres penseurs et leurs trois spiritualités : chrétiens réformés, déistes et humanistes athées.
L’attitude pastorale des papes du XIX° s. comparée à celles des papes actuels vis-à-vis de la FM.

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