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Arnaud Dumouch
Cours de philosophie réaliste
à l'école du père Marie-Dominique Philippe op

Le « Dessein intelligent »

 

 

Extrait du cours de Philosophie réaliste, volume 7, 1ère partie, leçons 4 à 8 : Théologie naturelle — Cinq voies d’accès a l’existence de l’Être Premier.

 

Ces cours sont gratuitement accessibles ici en vidéos. Si vous désirez les obtenir en MP3 (audio), écrire à a.dumouch@hotmail.com.

 

AVERTISSEMENT : Ces cinq leçons orales sont une simple vulgarisation en langage simple. Il est donc bien précisé que ces vidéos ne se situent pas en science mais en philosophie. Elles utilisent un langage vulgarisé. Pour plus de précision d’ordre scientifique, il faut se référer aux textes et discussions sur cette page.

 

Leçon 4 — Les cinq sauts de l’histoire de l’univers (17 mn)
1° L’apparition de la matière primitive (big bang)
2° L’apparition de la matière organisée
3° L’apparition du premier vivant
4° La macro-évolution des vivants
5° L’esprit humain ?

Leçon 5a — L’origine du Big Bang et le Dessein intelligent (36 mn)
Les quatre hypothèses sur l’origine de l’univers :
- Le néant aurait créé ?
- Le monde serait éternel et cyclique ?
- Le monde serait un dieu de type hindouiste ?
- Un créateur extérieur au monde et éternel l’aurait créé ?

Leçon 5b — L’origine de l’ordre mathématique dans la matière après le Big Bang (35 mn)
Une Intelligence, véritable ingénieur en physique, a-t-elle organisé les constantes mathématiques qui règlent la matière dès ses premiers moments ? Avec les frères Igor et Grichka Bogdanov.
Très critiqués par leurs pairs scientifiques, ils sont extrêmement appréciés par les philosophes réalistes tant par leur intelligence de la causalité à l’origine de l’univers que par leur talent de pédagogie.

Leçon 6 — L’origine du premier vivant et le Dessein intelligent. Epistémologie du Dessein intelligent (60 mn)
Ce que la science sait sur l’origine de ce premier vivant, il y a 4,5 milliards d’années.
La probabilité et l’impossibilité pour qu’il apparaisse par les seules lois du monde non vivant.
Epistémologie du Dessein intelligent.

Leçon 7 — La macroévolution et le Dessein intelligent (42 mn)
Différence entre micro et macroévolution.
La théorie mutationniste.
L’énigme de l’apparition des organes et fonctions vitales radicalement nouveaux (ex.: l’œil et la vision).

Leçon 8 — L’esprit humain et le Dessein intelligent (39 mn)
L’origine évolutionniste du corps humain.
Deux facultés spécifiques à homo sapiens (intelligence abstractive et volonté libre).
Différence avec l’intelligence animale (l’estimative d’Aristote).
Pas d’ADN nouveau et pas d’organe nouveau dans le cerveau.

Remarques sur le langage utilisé dans la première vidéo

Ces vidéos usent d’un langage philosophique et utilisent parfois des expressions « analogiques » (l’analogie est d’usage en philosophie) qui, au plan scientifique, méritent d’être précisées dans un langage rigoureux : Sur la première vidéo sur « les cinq sauts d’organisation qui bloquent la recherche scientifique ».

Pas de temps ni de lieu « avant » l’apparition du monde. Au plan scientifique (4min20), on ne peut pas parler d’avant le big bang vu que la notion même de temps commence au big bang. Par contre, au plan philosophique, on peut se poser cette question en cherchant « la cause » qui précède nécessairement l’effet (même si cette notion d’ « avant » n’a pas de rapport avec le temps physique. Donc une terminologie plus exacte serait de savoir ce qui est à l’origine du big bang plutôt que ce qui est  « avant ».

« La totalité de la matière est apparue dans un coin particulier de l’univers » : c’est une façon de parler. Elle n’est pas apparue dans un coin de l’univers. Elle est l’univers. De la même façon que le big bang est le commencement du temps, c’est aussi le commencement de la notion de lieu.

Le second saut d’organisation est conjoint à l’apparition du monde. - « la matière s’est organisée » : scientifiquement depuis les premières fractions de seconde du big bang la matière est organisée (en particules quantiques il est vrai), et l’acheminement vers une matière plus « organisée » est d’une part continue, et d’autre part simplement la conséquence physique du refroidissement de l’univers, en toute continuité.

La dualité onde corpuscule n’est pas « deux états de la matière » mais deux modèles utilisés qui sont cohérents avec l’observation, mais ne sont pas pour le moment conciliables. Il s’agit de deux théories mathématiques dont on sait qu’elles sont toutes les deux vraies mais pour l’instant elles sont incompatibles entre elles. Si vous voulez, l’eau a trois états : solide, liquide et gazeux. C’est cela un état de la matière. Par contre, la dualité onde/particule, c’est le fait que la lumière a un seul état, mais elle peut être représentées mathématiquement par deux théories, celle des particules (pour la lumière c’est le photon) ou celle d’une onde électromagnétique. Les deux théories sont vraies, mais ne sont pas compatibles entre elles. Idem pour l’électron, qui peut être avec raison représenté mathématiquement soit par une particule, soit par une onde électromagnétique. Cela dépend quelle propriété de l’électron on veut étudier. Et les deux représentations sont vraies mais là encore, non compatibles entre elles. La dualité onde corpuscule ce n’est pas seulement vrai au niveau quantique, c’est aussi vrai à notre échelle ! La lumière de tous les jours, celle que nous voyons, est vraiment à la fois une onde électromagnétique et à la fois constituée de photon.  Les deux théories sont utilisées, et selon ce que l’on étudie de la lumière, il n’y a souvent qu’une des deux théories qui fonctionne (même à notre échelle), donc en attendant de trouver une théorie "unifiée", on utilise une ou l’autre théorie, selon nos besoin. Donc il est faux de dire qu’il y a d’une part des particules et d’autre part des ondes. Ce qui est vrai pour la lumière l’est aussi par exemple pour l’électron, où pour certaines expériences, il n’est pas possible de le considérer comme particules et il doit être considéré comme une onde pour que le modèle mathématique colle avec les résultats de l’expérience. Par exemple on ne peut pas expliquer que les électrons sont à telles distances du noyau d’un atome si on les considère comme des particules, alors que si on les considère comme des ondes les distances à laquelle ils se trouvent sont modélisables mathématiquement.

Autre expression à prendre de manière « métaphorique » : « tout ce qui est pesant, n’est rien d’autre que de l’énergie primitive qui s’est concentrée en quantité tellement grande qu’elle en est devenue pesante ». Prise au sens littéral, il y aurait vraiment là erreur d’interprétation, ce petit passage ne correspond à rien scientifiquement.

Un blog sur ce thème : Le cas épineux de l’évolution

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